En quoi la blogosphère cimente-t-elle les bases de la nouvelle économie (2)?

Cet article fait suite à mon précédent article sur le sujet où je présentais les bases communes entre les économies de la blogosphère et celle de notre monde actuel. Partons ici à la découverte de ce monde étonnant qu’est la blogosphère professionnelle et que l’on ne peut comprendre qu’en y pénétrant pleinement et totalement. Voici les règles de base qui en font toute la spécificité.

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Crédit photo : © Angelika Bentin- Fotolia.com

La différence fondamentale entre le monde réel et la blogosphère se situe dans la chaîne de la valeur, comme aiment l’appeler les stratèges des grandes entreprises. En mots simples, la chaîne de la valeur consiste à comprendre ce qui fait le prix des choses, ce qui fait qu’un client est prêt à acheter ce produit-ci à ce prix-là, ce qui fait que ce produit-là vaut de l’or et que celui-ci ne se vend pas ou mal.

Les achats sur internet sont, par construction, dématérialisés au moment de la décision d’achat et très souvent pour le produit lui-même. La perception que le client en a est donc plus importante que la valeur intrinsèque de ce qu’il achète. Ici, on n’achète même pas un DVD qui sera envoyé par courrier mais uniquement un lien URL avec le droit d’accéder en ligne sur un site internet où se situe le contenu acheté. Vous ne voyez ni ne connaissez le vendeur. Vous ne voyez ni ne connaissez avec précision le contenu. Le bloggeur professionnel doit donc vous convaincre d’acheter. Pour cela, il utilise les principes suivants.

1 – Il n’y a pas de vente sans test préalable 

L’économie de la blogosphère ne fonctionne que sur le don et la gratuité. La gratuité est indispensable pour éveiller l’envie et le désir d’en savoir plus d’un nombre important de personnes. En revanche, c’est le don et la qualité des informations fournies gratuitement qui va permettre aux individus de « tester » et « expérimenter » le produit. C’est en donnant une idée juste du produit que le bloggeur crée l’envie d’en savoir plus. Ainsi, avant l’idée même de la vente, la confiance dans le produit et l’envie d’aller plus loin est instaurée. C’est la clé de voute de la nouvelle économie. On n’achète que si l’on sait déjà ce que l’on va obtenir, que l’on est convaincu de la qualité du produit et que l’on sera remboursé si on se trompait – tout en gardant ce que l’on aura consommé…

Facile à faire sur des produits dématérialisés, un peu plus compliqué sur des produits physiques. Néanmoins, la nouvelle économie gardera l’idée de tester la qualité et la pertinence du produit avant achat définitif. La société de demain est prête à payer pour cette flexibilité.

2 – Le temps n’est pas un critère, seul le résultat compte

Peu importe, le temps passé, ce qui compte c’est la qualité du résultat. C’est le professionnalisme du produit qui détermine le prix de vente. Qu’est-ce que le client peut obtenir grâce à ce produit ? Que cela prenne une heure, un jour ou un mois à être réalisé, peu importe. Ce que le client achète n’est pas le temps passé mais le résultat. Et si ce résultat lui permet de gagner des semaines, des mois ou des années de son temps, alors il sera prêt à payer en fonction de ce temps gagné pour lui et non en fonction du temps utilisé à compiler les informations dont il avait besoin. La valeur du temps n’est pas la même pour tous.

Pour le bloggeur qui passe souvent des années à compiler toutes les informations qu’il fournit à ses clients, la valeur de son produit sera calculé en fonction du budget que ses clients sont prêts à dépenser. Le volume de vente permettra de concilier les deux points de vue. Pour cette raison, les chiffres d’affaires sont souvent astronautiques et rapides. Ils cachent cependant la réalité des mois, voire des années de préparation qui sont effectués en amont, souvent avant même le lancement de la webentreprise.

3 – Une économie de masse ultra personnalisée 

L’économie de la blogosphère est donc une économie de masse. Par définition, le volume et l’accessibilité aux futurs clients qu’offrent internet est la clé de voute de cette économie. D’où la possibilité de faire des chiffres d’affaires de plusieurs dizaine, voire centaines de milliers d’euros en quelques semaines.  Ca, c’est côté du vendeur. Côté client, la prestation est ultra personnalisée : chacun de nous ayant ses propres critères d’importance, vendre à beaucoup de monde suppose la capacité d’assortir la prestation de modalités personnalisées qui permettront à tout un chacun de s’y retrouver. Pour un produit unique, on trouve donc des modalités de paiement différentes, des offres de services en option, une modalité de rythme à la carte et la fameuse garantie « satisfait ou remboursé ». Ce sont ensuite les moteurs automatisés du blog, le côté technique et ultra pré organisé des coulisses, qui permet au vendeur de ne pas se prendre les pieds dans le tapis de son succès…

L’économie de la blogosphère expérimente les bases d’une nouvelle économie sur laquelle sera construite l’économie de demain. Compétitive, basée sur le charisme et la compétence des leaders, elle excelle par ses produits efficaces et de grande qualité. Ultra personnalisée, elle est centrée sur le besoin spécifique de chaque individu, le considérant dans son unicité tout en lui vendant des produits ultra standard… Ikea, l’a déjà compris. A quand les suivants ?

Et vous, qu’est-ce qui vous surprend le plus dans la blogosphère ?  Quels en sont les concepts que vous aimeriez expérimenter dans votre monde ?

Laissez votre avis dans les commentaires prévus à cet effet à la suite de l’article ou la page contact de ce blog. En tant que bloggeuse, votre avis m’intéresse tout particulièrement!

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One thought on “En quoi la blogosphère cimente-t-elle les bases de la nouvelle économie (2)?

  1. Bonjour Bénédicte,

    « L’économie de la blogosphère expérimente les bases d’une nouvelle économie sur laquelle sera construite l’économie de demain ».

    Voilà une phrase très intéressante ! Je devrais d’ailleurs faire lire cet article à mes lecteurs.

    Pourquoi ?

    En tant que blogueuse qui me suis lancée il y a un peu plus d’un an, je constate la chose suivante : la méfiance des lecteurs en ce qui concerne les produits numériques de ce nouveau marché !

    A travers mes articles et sur mon blog, je propose et recommande certains livres dont une partie en ebooks et l’autre des livres (papiers) sur Amazon.

    Les livres papiers provenant d’Amazon se vendent bien tandis que les livres numériques … c’est une autre histoire.

    J’en ai déduis que si les livres sur Amazon se vendent bien, c’est parce qu’Amazon est connu mondialement et que les gens ont confiance. Par contre, je ressens une véritable méfiance pour l’achat des livres ou formations numériques.

    Pas mal d’inscriptions pour les cadeaux gratuits mais pour le reste…

    Pourtant je choisi toujours des produits de qualité, fruit du travail de blogueurs qui ont osé développer leur créativité. Les aider à faire connaître leur travail est une chose qui me tient vraiment à coeur.

    Je ne pense pas que cela soit non plus une question de prix. Jamais je ne propose des ouvrages ou des formations chères.

    Voilà c’est donc la chose qui me surprend le plus dans la blogosphère. Je ne sais pas si d’autres personnes ont pu constater le même « soucis ».

    Cordialement,
    Alexandra

    PS: Merci pour le lien vers mon blog. Je vais en faire de même 😉