COMMENT TRANSFORMER LA PROCRASTINATION EN UNE AIDE PRECIEUSE ?

Procrastination. Rien que le mot, ça ne donne pas envie ! Il sonne comme une maladie terrible que l’on oserait à peine évoquer, comme un mal honteux que l’on garderait jalousement secret. Même les journaux et les magazines nous abreuvent d’articles nous expliquant comment nous débarrasser de ce fléau. Et pourtant, tous, au fond de nous, nous connaissons ces moments où la seule chose dont nous sommes capables est de remettre au lendemain ! Je ne veux pas croire que nous soyons damnés à vivre dans la culpabilité de cette incapacité à faire. Nous avons mieux à faire avec la procrastination : apprendre à l’aimer !


Qu’y a t-il en travers de votre chemin?
Crédit photo  © iQoncept – Fotolia.com

A force de diaboliser la procrastination pour ce qu’elle nous empêche de faire, nous avons fini par oublier ce qu’elle nous apporte. Elle est une alerte remarquable sur une difficulté de notre vie dont nous n’avons pas conscience. Elle nous indique avec bienveillance qu’il est temps d’aller voir ce qui se cache dessous.

1 – La procrastination a une cible spécifique: Toute action remise au lendemain n’est pas de la procrastination. Profiter de la vie, c’est aussi reporter la visite au supermarché à demain et aller diner avec un ami! La procrastination ne vise que certaines actions, reporte de jour en jour avec insistance les mêmes tâches, évite consciencieusement certains positionnements. La procrastination a une cible très précise, constante sur la durée, jusqu’à sa résolution. Très souvent exclusive, elle ne traite en général qu’une seule cible à la fois.

2 – La procrastination est visible : C’est justement parce qu’elle est visible que l’on s’en rend compte ! Jusqu’alors, cela pouvait passer pour une réelle capacité à vivre l’instant présent, ici et maintenant. Et puis, tout d’un coup, plus de doute, elle est là. La procrastination s’impose d’elle-même. Ce n’est plus la peine de se cacher derrière son petit doigt, elle ne partira pas tant qu’on ne l’aura pas traitée.

3 – La procrastination a une intensité particulière : Vous connaissez l’histoire de l’iceberg et du rapport entre face visible et face cachée ? Pour la procrastination, c’est pareil ! Elle ne représente que 10% de la difficulté qui se cache dessous. Elle met beaucoup d’énergie pour nous convaincre de nous débarrasser du poids des 90% qu’on traîne dessous.

4 – La procrastination véhicule une émotion … pour mieux en cacher une autre. La procrastination est souvent source d’énervement, de colère, de lassitude. Cette émotion permet de faire oublier celle qui reste gentiment cachée. Plus on combat la procrastination, plus on renforce ce qui se passe dessous : une émotion négative qui inhibe. Dans la très grande majorité des cas, la procrastination met en lumière une peur.

5 – La procrastination a une fin : Elle prend fin à un moment donné par une action. Soit elle nous a aidés à dépasser notre difficulté et l’action que nous avons prise apaise notablement la situation. Soit, nous avons laissé faire les choses au point où cela ne vaut plus la peine de les faire du tout. Nous avons nettoyé la partie émergée de l’iceberg et pouvons passer à autre chose. Nous avons pris conscience de la cible de notre procrastination et sommes prêt pour la prochaine fois !

Quelqu’en soit l’issue, considérer notre procrastination avec bienveillance, comme une amie, est le meilleur moyen pour comprendre ce qu’elle a à dire et apprendre un peu plus sur soi-même.

Et vous, comment vivez-vous la procrastination ? Qu’avez-vous appris de votre relation avec elle ? Comment reconnaissez-vous ce qui se cache dessous ?

Please note: I reserve the right to delete comments that are offensive or off-topic.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


6 thoughts on “COMMENT TRANSFORMER LA PROCRASTINATION EN UNE AIDE PRECIEUSE ?