Comment gérer les transitions brutales de la vie ?

Jusqu’alors, je situais la fin de l’été à la rentrée des classes. Pourtant cette année, la fin de la saison, c’était hier. Certes, rien n’a changé au calendrier. Mais, avoir une activité saisonnière suppose seulement deux saisons.  La transition est brutale : la route s’arrête là sans aucun moyen de poursuivre ; il faut changer de chemin.

trouver un nouveau chemin, transition de vie

L’effervescence de l’été fût comme une tempête dans laquelle je me suis jeté corps et âme, répondant au mieux à toutes les urgences et demandes. En vingt-quatre heures, le calme absolu s’est soudainement abattu, me laissant pantoise, sans repères, presque livrée à moi-même.

1 – Notre perception de la vie est discontinue

Notre vie est une succession d’évènements. Certains nous apportent joie et légèreté ; d’autres portent le poids de nos chagrins profonds.

Nous vivons des tranches de vie, attendant avec impatience de passer à la suivante, comme si elle était le gage de notre bonheur : quand j’aurais un job, quand je serais marié, quand j’aurais une belle maison, quand j’aurais des enfants, quand les enfants seront grands, quand je serais à la retraite….

Le monde effréné dans lequel nous vivons nous conduit à aller toujours plus vite. Vite, il faut passer au prochain défi. Nous sommes facilement happés par une compétition avec nous-mêmes, dont nous n’avons pas toujours conscience.

2 – La vie, elle, est continue

Quoiqu’il arrive, la vie continue. Demain, le soleil se lèvera. Si les nuages le cachent, un jour, il sera à nouveau visible. Inexorablement, la vie est continue. Rien ne saurait l’arrêter.

La vie nous touche tous, à des moments précis de notre vie. Nous gardons alors gravé dans notre tête le souvenir des joies immenses qui nous ont transportées d’allégresse, comme les souvenirs tragiques de nos peines les souffrances les plus profondes.

Nous apprenons de chacun des évènements de notre vie. Les émotions que nous en retenons nous ont enrichissent et font de nous ce que nous sommes.

La vie est continue. Elle avance inexorablement telle une grande dame, d’un pas assuré et étrangement égal. Ce n’est que notre perception qui la fait avancer à pas de géants ou bien l’a fait se traîner lamentablement.

3 – Nous sommes des êtres profondément écologiques

Etre écologique pour soi-même, c’est savoir intuitivement ce qui est bon pour soi. C’est connaître, sans même le savoir, ce dont nous avons besoin. Notre corps le sait mieux que notre tête, notre cœur mieux que notre mental.

Dans nos changements de route, la brutalité de la transition est une perception qui nous est propre. C’est à nous que cela arrive, pas à notre voisin : c’est parce que c’est nous qui avons besoin de marquer ce passage. La continuité de la vie nous en donnera le sens plus tard.

Pour l’heure, ce que nous avons à faire, c’est le reconnaître et le vivre au plus profond de nous-mêmes. C’est vivre l’instant présent comme s’il n’y avait pas de suite à cet instant. Le vivre pour lui-même, pour découvrir ce qu’il a à nous apprendre.

Le vide qui m’habite aujourd’hui me permet de comprendre à quel point ce que j’ai vécu ces six derniers mois est important pour moi. Je ne l’oublierai pas. Je ne sais pas ce que j’en ferai. L’avenir me le dira.

Et vous, comment gérez vous la fin d’un projet, d’un évènement dans lequel vous vous êtes beaucoup investi ?

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Crédit photo : © © Snapshots – Fotolia.com

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